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L’audace est une pulsion de vie. C’est elle qui permet à l’humanité de progresser. Virgile écrivait déjà dans son épopée l’Enéide, datant du 1er siècle av. J.-C. : « La chance sourit aux audacieux ».

Autant dire que l’audace est une nécessité si nous souhaitons nous lancer dans de nouvelles entreprises, en dépassant nos peurs pour aller vers le succès.

Qu’est-ce qui freine l’audace ?

Le plus grand frein à l’audace est la crainte du changement et de ses conséquences. Généralement, nous n’aimons pas l’inconnu. Et pourtant, l’audace nécessite d’accepter une perte momentanée d’un certain équilibre, souvent insatisfaisant, avant de pouvoir se stabiliser dans la position désirée. C’est l’idée que nous nous faisons de cette période de transition qui, dans de nombreux cas, brise nos élans. Elle est, pour beaucoup d’entre nous, une source d’angoisse.

Prenons une situation courante dans la vie professionnelle. Vous occupez un poste peu satisfaisant avec un salaire moyen et des responsabilités limitées. Vous avez envie de progresser et vous savez que vous en avez les compétences. Mais voilà les perspectives de promotion dans votre service ne sont pas favorables. Après quelques recherches, vous trouvez un poste qui vous convient. Aurez-vous suffisamment d’audace pour oser postuler ? Ce n’est pas certain. Vous allez peut-être commencer par vous poser toutes sortes de questions (et si je ne suis pas à la hauteur, et si je suis remercié après ma période d’essai ? Et si, et si ?). Au fond de vous-même, vous préféreriez ne pas avoir à choisir, car faire un choix c’est toujours prendre un risque.

Or l’audace, c’est justement prendre des risques, mais d’une manière mesurée. C’est ce qui fait toute la différence avec la témérité.

Audace n’est pas témérité

L’audace, c’est oser entreprendre après avoir mesuré le plus objectivement possible les chances que l’on a de réussir. Cela nécessite de se donner tous les moyens pour éviter les obstacles qui peuvent se présenter.

Reprenons notre exemple. Si vous avez les compétences requises et les moyens de pallier vos éventuels manques dans le nouveau poste que vous venez de trouver, il n’y a aucune raison que vous alliez à l’échec. Par contre, si vous avez un peu, voire beaucoup, bluffé lors des entretiens et si vous n’avez pas les ressources nécessaires pour combler vos incompétences, alors si vous acceptez, vous êtes téméraire. Vous faites fi de toute prudence. Vous vous comportez comme des papillons de nuit attirés par la lumière artificielle. Ils confondent cette luminosité avec celle de la lune qui leur sert de repère pour s’orienter… et l’on connaît la suite !

Est-ce que l’audace est innée ?

Il n’y a pas de gène de l’audace ! Chacun de nous a un capital audace qui est en rapport direct avec sa confiance en soi. Si vous n’avez pas eu la chance d’être accompagné et encouragé lors de vos premières tentatives de sortie de votre zone de confort, il y a fort à parier que votre audace a été vite tempérée. Par contre, tout comme la confiance en soi, l’audace peut se travailler et se renforcer, à condition d’en avoir envie.

Oser faire des choix

Comment dynamiser votre audace

Si vous êtes tenté par de nouvelles voies et que vous hésitez alors que vos chances de réussite sont élevées, vous devez adopter la bonne stratégie. Elle est basée sur quatre principes incontournables.

Premier point : savoir prendre des décisions

Dans la vie, nous sommes toujours confrontés à des choix qui comportent une part d’incertitude que nous ne pouvons pas éliminer à 100 %. Je veux dire par là qu’il n’y a pas de risque zéro. Dans votre vie quotidienne, vous prenez votre voiture, vous maitrisez parfaitement la conduite et vous respectez le Code de la route, mais vous ne pouvez pas être certain de ne jamais avoir d’accident. Et pourtant vous le faites sans réfléchir aux potentiels dangers. Vous avez eu l’audace de passer votre permis de conduire, d’acheter un véhicule et de vous lancer. Tout cela a été possible parce que vous l’avez décidé.

C’est en pesant le pour et le contre, puis en dominant ses craintes que l’on peut faire preuve d’audace et donc prendre le contrôle de sa vie.

Deuxième point : ouvrir le champ des possibles

Les personnes audacieuses ont toutes en commun un trait de personnalité : elles sont curieuses, car elles ont toujours laissé une place à leurs rêves d’enfant. Quand on est petit, on est attentif à tout ce qui nous entoure. On est pressé de découvrir des choses nouvelles à chaque instant. C’est en retrouvant cette capacité à s’ouvrir aux autres, à être attentif à ce qui se passe dans notre environnement que nous pouvons reconnaître et saisir les opportunités qui se présentent à nous.

En laissant libre cours à notre imagination face à toutes les possibilités qui s’offrent à nous, on développe plus facilement son audace.

Troisième point : accepter de se tromper

Ce qui retient souvent les gens d’entreprendre, c’est la peur de commettre des erreurs. Et pourtant, c’est un passage presque obligatoire. Rares sont les personnes qui ont réussi sans connaître des échecs. N’oubliez pas qu’avant de savoir marcher, vous êtes tombé plus d’une fois.

Quatrième point : s’entourer de gens positifs

Évitez à tout prix les personnes qui voient toujours le verre à moitié vide. Préférez celles qui le voient à moitié plein. Les pensées négatives sont un véritable éteignoir pour l’audace. Ne confiez pas vos projets à n’importe qui. Si vous avez besoin de conseils, tournez-vous vers des gens compétents et entreprenants.

Écoutez ce que disait Steve Jobs que l’on a souvent qualifié de visionnaire : « Ne laissez pas le bruit des opinions des autres étouffer votre propre voix intérieure ».

Fréquentez des gens audacieux, n’ayez pas peur de ceux qui vous paraissent meilleurs que vous. En fait ils vous montrent la route et leur compagnie est un formidable levier pour libérer l’audace qui sommeille en vous. En suivant ces quatre principes, vous vous donnez vraiment les chances de réussir.

Fuir les personnes négatives

À présent, laissez-moi vous conter une de mes audaces professionnelles les plus réussies.

11 ans après mon premier poste dans ma région Grand Est tant aimée, avec l’audace de ne pas lâcher mon rêve d’un challenge à l’international, je parviens à entrer à la branche internationale d’Engie. Je deviens chargée de mission sur 2 pays d’Europe : l’Allemagne et la Pologne. Et ça commence très fort ! J’ai seulement 2 mois pour présenter un dossier devant le comité des investissements du groupe. La décision qui doit être prise : devons-nous oui ou non exercer ce put ? C’est-à-dire : est-il pertinent de céder nos parts dans une centrale thermique au charbon en Pologne ?

Après analyse du dossier avec ma brillante équipe projet (financier, juridique et notre représentant polonais) et lecture du pacte d’actionnaires, une interprétation des termes juridiques est envisageable. Le prix de cession peut alors être estimé à 45 millions d’euros ou à 52 millions d’euros.

À votre avis, quelle proposition vais-je faire dans la lettre que va signer le directeur de la branche internationale à qui je reporte directement ? Gagné !

Et je le vois encore me regarder droit dans les yeux en me disant : « Lise, tu es sûre de toi ? »… « Oui ! ». Il a suivi ma proposition… et l’entreprise en a été très satisfaite !

Des audaces et des techniques, il y en a beaucoup d’autres dont je vous ferai part tout au long de ma formation #WOMACCELERATOR.

Alors, patientez encore un peu, elle sera prête pour la rentrée !


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