Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

 

Nous avons tous et à tous moments des décisions à prendre. Que ce soit dans notre vie professionnelle, amoureuse ou familiale. Faites-vous partie de ceux qui hésitent à sortir de leur zone confort et choisissent systématiquement une direction sans risque ? Si oui, ce qui suit devrait vous intéresser et vous permettre d’aller de l’avant en renforçant votre confiance.

 

« Tu manques de confiance en toi »

 

Voilà une petite phrase que vous avez souvent entendu dans votre vie, que cela soit de la part de vos amis, de vos supérieurs, de votre conjoint ou de vos enfants. Vous n’avez pas osé franchir une barrière que vous vous êtes inconsciemment fixée et malgré votre désir d’aller de l’avant, vous restez bloqué incapable de saisir les opportunités qui s’offrent à vous.

Rassurez-vous, vous n’êtes pas coupable d’un manque de volonté ou de courage, vous avez tout simplement été formaté ainsi. Ce n’est pas irrémédiable, mais pour changer, il faut commencer par comprendre comment vous en êtes arrivé là.

 

La confiance dans les autres, première étape vers la confiance en soi

 

 

 

 

 

 

La confiance dans les autres est intimement liée à notre histoire familiale. Elle se construit donc différemment d’une personne à l’autre. Tout débute dans les premières interactions entre l’enfant qui vient de naître et sa caregiver (personne qui prend soin de lui), généralement sa mère. C’est le premier « autre » que le nouveau-né va rencontrer et dont il est entièrement dépendant.

 

La confiance est une expérience émotionnelle qui va résulter essentiellement de la qualité des interactions précoces du nourrisson. Tout au début de son existence, il a déjà, d’une manière implicite, une certaine connaissance de soi. Selon le pédiatre et psychanalyste Donald W. Winnicott, l’instauration de la confiance dans les autres va reposer en grande partie sur la fiabilité de la source qui doit lui apporter la sécurité et de sa prévisibilité. À ce stade l’enfant ne perçoit ces deux facteurs que sur un mode d’absence ou de présence. Petit à petit, avec l’apparition du sourire que l’on qualifie de social, l’enfant va débuter une vie relationnelle avec ses parents. Toutes ces étapes ne peuvent se dérouler qu’à partir du moment où il y a eu un « accordage affectif ». Toujours selon Winnicott, un manque de « holding affectif » ou sa privation brutale sont à l’origine d’un manque de confiance en autrui. La séparation apparaît alors comme un danger. L’enfant ne peut pas développer d’une manière harmonieuse sa capacité à demeurer seul, ce qui est dommageable pour la construction de sa confiance en soi.

 

La confiance en soi

 

Certains partent dans la vie avec un stock inépuisable, tandis que d’autres ont une besace presque vide. En effet, après la période de totale dépendance, l’enfant va vivre de multiples expériences. Cette période de découverte est primordiale dans l’acquisition de la confiance en soi. Ainsi, s’il est constamment réprimandé, s’il n’est pas encouragé à retenter l’expérience lorsqu’il se trompe, mais rabroué sans bienveillance, il va se sentir rejeté. Ce sentiment de ne rien valoir, associé à un accordage affectif précoce défectueux, est destructeur pour la confiance en soi. Car elle est avant tout dépendante du regard que nous portons sur nous-mêmes.

 

Un amour inconditionnel des parents défaillant, la critique systématique, le manque d’incitation à persévérer, les paroles blessantes… Voilà quelques facteurs qui diminuent la croyance en son potentiel et en ses ressources.

 

Méthodes pédagogiques et confiance en soi

 

La période de la scolarité est également une étape importante dans la construction de la confiance en soi. Parmi les éléments qui vont influencer la réussite scolaire, certains s’y rattachent de manière évidente.

Si l’élève a peu de confiance en lui dans un certain domaine, sa charge émotionnelle va augmenter au détriment de son attention, dès qu’il sera interrogé dans cette matière.

L’émotion engendrée par la comparaison joue également un rôle très important dans la réussite ou l’échec scolaire.

Ainsi selon Jean-Jacques Monteil, ancien recteur de l’académie Aix-Marseille, des élèves considérés comme « mauvais » obtiennent de meilleurs résultats lorsqu’ils sont en situation d’anonymat, tandis que les « bons » élèves ont de meilleures notes en situation de visibilité.

 

Comment restaurer une confiance en soi défaillante ?

 

La première étape de ce cheminement est d’apprendre à vous aimer. Oui, je sais que cette phrase peut vous sembler très narcissique. Et pourtant, vous vous jugez souvent plus sévèrement que ne le font ceux qui vous entourent.

 

Vous voulez toujours donner le meilleur de vous-même et vous êtes le premier à vous blâmer en cas d’échec ? Cessez de vous sentir responsable de tout et en toute circonstance. L’autoflagellation ne vous permettra pas d’avancer. Prendre conscience de ses erreurs est une réaction positive. Partir du principe que si vous avez échoué, c’est que vous n’êtes bon à rien est totalement contre-productif.

 

Voici quelques conseils pour augmenter rapidement votre niveau de confiance en soi :

 

  • Cessez de parler de vous en termes négatifs (« Je ne suis pas capable », « je n’y arriverai jamais », « je ne suis pas à la
    hauteur » …).
  • Adoptez la posture du pouvoir, redressez-vous et n’hésitez pas à regarder vos interlocuteurs droit dans les yeux.
  • Lorsque vous êtes confronté à une situation nouvelle, ne laissez pas vos émotions prendre le dessus sur votre raison et vos convictions.

 

La confiance en soi est un atout majeur pour votre réussite professionnelle

 

Si tous ceux qui ont un bon niveau de confiance en soi ne réussissent pas forcément tout durant leur existence, ceux qui réussissent ont dans la plupart des cas une excellente confiance en eux.

 

La vie est une aventure qui comporte des risques. Votre réussite dépend souvent de certaines opportunités qui croisent votre chemin. Même en prenant toutes les précautions, en pesant le pour et le contre, vous ne pourrez jamais avoir une vue exhaustive sur toutes les conséquences de vos décisions.

 

On vous propose une promotion. Si on vous le propose, c’est que vous avez les compétences requises pour occuper le poste. Alors, faites-vous confiance : vous saurez où trouver les ressources nécessaires pour compléter vos acquis, et bien vous entourer. Vous êtes un adulte désormais, et il est loin le temps où vous étiez totalement dépendant des autres, où vous subissiez des réflexions qui vous remettaient sans cesse en question et vous empêchaient de vous réaliser.

 

Accordez-vous enfin cette confiance qui vous a fait si souvent défaut, acceptez de sortir des sentiers battus et tournez-vous résolument vers la réussite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •   
  •